Archive | décembre, 2010

Le patrouilleur L’Adroit sous pavillon belge pour ses essais à la mer ?

Vue d'artiste de l'Adroit copyright DCNS

Vue d'artiste de l'Adroit copyright DCNS

L’Adroit, le patrouilleur que DCNS construit à Lorient sur ses fonds propres, prendra-t-il la mer avec un pavillon belge ?

C’est la question que posent nos confrères de l’hebdomadaire Le marin, auteurs d’un joli scoop à lire dans la livraison du 24 décembre. Un vide juridique empêcherait le navire d’effectuer ses essais à la mer sous pavillon tricolore. Explications et retour sur le dossier du patrouilleur OPV ( Offshore Patrol Vessel ), un temps appelé Hermés puis L’Adroit comme l’a confirmé l’amiral Forissier, à Lorient, le 15 décembre.

L’Adroit est un patrouilleur hauturier de type Gowind que DCNS a décidé de lancer sur fonds propres. La société restera propriétaire du navire qui sera mis à la disposition de la Marine nationale, pour trois ans, à partir de 2012. Le contrat de mise à disposition a été signé en octobre 2010 entre DCNS et la Marine qui est restée longtemps réticente à envisager de remplacer ses P400 par les navires de type Gowind.

DCNS le présente comme un outil pour la surveillance de zone, la lutte contre la piraterie et le terrorisme, la police des pêches, la lutte contre les trafics de drogue, la préservation de l’environnement, l’aide humanitaire ou encore le sauvetage en mer… Le couteau suisse de la Marine en quelque sorte.

L’Adroit mesurera 87 mètres, pour un déplacement d’environ 1 000 tonnes 1 500 tonnes en charge). A titre de comparaison, ce bâtiment sera plus gros que les avisos du type A69, longs de 80,5 mètres pour un déplacement de 1 410 tonnes en charge.
D’une autonomie de 8 000 milles nautiques, il pourra rester environ trois semaines en haute mer, atteindre une vitesse de 21 nœuds et accueillir un hélicoptère. Son équipage sera réduit à 30 officiers et marins, une trentaine d’autres passagers pouvant être transportés. Doté d’un canon de 20mm, de mitrailleuses de 12,7 mm et de canons à eau, ce patrouilleur hauturier disposera d’un système de combat Polaris, d’un radar de veille Scanter et de lance-leurres.

En phase de construction à Lorient (le bloc avant a été livré par les chantiers Piriou de Concarneau début décembre, L’Adroit devrait débuter ses essais en mer au printemps prochain. Des essais qui dureront six mois et qui seront effectués avec un équipage civil, sous la responsabilité de DCNS.

Or, comme l’écrivent mes collègues, « tant que les navires ne sont pas officiellement réceptionnés, ils restent sous la responsabilité des chantiers. Dès lors, qui doit délivrer le permis provisoire de navigation pour ces essais réalisés par un équipage civil ? »

Couverture du magazine Le Marin

Couverture du magazine Le Marin

L’entrée en vigueur, le 1er janvier, d’une directive européenne, va fausser la mécanique traditionnellement bien huilée des délivrances des permis provisoires de navigation des bâtiments de guerre puisque jusqu’à présent la DGA et la CPPE (commission permanente des programmes et essais) géraient cette question. L’Adroit ne sera, pendant ses essais, ni un bâtiment civil ni un navire militaire… En attendant que le ministère chargé des Transports (celui de l’Ecologie) prenne la main et mette en place un registre d’immatriculation dédié, DCNS envisagerait de mettre L’Adroit sous pavillon belge pendant un an. Un conditionnel confirmé ce mercredi par DCNS qui « ne tient pas à trop communiquer sur ce sujet pour l’instant ».

Extrait du blog  http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2010/12/29/le-patrouilleur-l-adroit-sous-pavillon-belge-pendant-ses-ess.html

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Mistral russes: la construction du premier navire estimée à 720 M€

Mistral à quai à Saint Pétersbourg

Mistral à quai à Saint Pétersbourg

La construction du porte-hélicoptères Mistral sur les chantiers navals français coûtera à la Russie plus de 700 millions d’euros, a annoncé jeudi à RIA Novosti une source proche des négociateurs.

« Le coût du premier navire se chiffrera à 720 euros, alors que le deuxième coûtera 650 millions d’euros », a précisé l’interlocuteur de l’agence.

Le 24 décembre, les autorités russes ont retenu le consortium formé par le groupe français DCNS, les chantiers STX et les chantiers navals russes OSK au terme d’un appel d’offres sur la construction de quatre bâtiments de projection et de commandement de classe Mistral. Deux navires seront construits à Saint-Nazaire et deux autres sous licence en Russie.

MOSCOU, 30 décembre – RIA Novosti

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Paris et Moscou s’associent pour construire deux navires Mistral

Au terme d’un accord officiel entre les deux pays, les chantiers navals russes et français vont construire en commun deux navires de guerre de type Mistral pour la Marine russe. Cette vente est vue d’un mauvais œil par les États-Unis.

AFP – Les chantiers navals français DCNS et STX et russes OSK vont construire en commun pour la Marine russe deux navires de guerre de type Mistral, au terme d’un accord officiel bilatéral qui pourrait être « prolongé » par la fabrication de deux navires supplémentaires.

Le président russe Dmitri Medvedev a informé vendredi son homologue français Nicolas Sarkozy « qu’au terme de l’appel d’offre international lancé le 5 octobre dernier pour la fourniture à la Marine russe de 2 bâtiments de projection et de commandement (BPC), les autorités russes ont retenu l’offre présentée par le consortium formé par les industriels français DCNS et STX et les chantiers navals russes OSK », annoncent les présidences française et russe dans un communiqué commun.
« c’est la première fois qu’un pays de l’otan fournit un tel navire à la russie »

Par Ksenia BOLCHAKOVA , correspondante de France24 à Moscou

« L’offre du consortium prévoit dans un premier temps la construction en commun de 2 navires de ce type, qui devrait être prolongée par la fabrication de deux unités supplémentaires », ajoute le communiqué.Dans ce texte, MM. Medvedev et Sarkozy « se félicitent de la concrétisation de cette coopération sans précédent, qui bénéficiera à l’industrie et à l’emploi dans nos deux pays, et qui illustre la volonté et la capacité de la France et de la Russie de développer des partenariats d’envergure dans tous les domaines, y compris celui de la défense et de la sécurité ».

L’Elysée ajoute que « la construction des BPC pour la Russie représentera pour les industriels français DCNS et STX l’équivalent de 5 millions d’heures de travail ou 1.000 personnes pendant quatre ans, en majorité à Saint-Nazaire » en Loire-Atlantique.

Les tractations en vue de cet accord avaient été lancées à l’issue d’un sommet franco-russe en mars 2010 à Paris, la France s’étant alors déclaré prête à vendre à la Russie jusqu’à quatre Mistral.

Le Mistral est un navire de guerre polyvalent capable de transporter des hélicoptères et des chars, d’accueillir un hôpital de campagne ou un état-major embarqué.

Son coût unitaire est d’environ 500 millions d’euros.

Une telle vente à la Russie constitue une première pour un pays de l’Otan et elle est vue d’un mauvais œil par les Etats-Unis ainsi que par certains alliés des Occidentaux, comme les pays baltes ou la Géorgie.

Par Ksenia BOLCHAKOVA , correspondante de France24 à Moscou

Vidéos et texte extraits de l’article du 25/12/2010 sur le site de France 24

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Le Mistral, un choix évident

Escale du Mistral à Saint Petersbourg

Escale du Mistral à Saint Petersbourg

La décision concernant l’acquisition du bâtiment d’intervention polyvalent (BIP) de  classe  Mistral sera prise avant la fin de l’année, a déclaré aux journalistes Nikolaï Makarov, chef de l’état-major des armées de Russie. Personne ne s’attendait à une autre variante, car l’acquisition et le brevet de construction de ce navire en Russie est une démarche moins militaro-technique que politique dans le cadre des relations particulières entre la Russie et la France.

Une longue histoire

Pour la première fois, le thème de l’acquisition du Mistral a été abordé début 2009. En automne 2010, le ministère russe de la Défense a officiellement lancé un appel d’offres pour les BIP. Au départ, le ministère de la Défense comptait acheter un seul BIP de la classe Mistral et construire encore trois bâtiments en Russie avec l’assistance technique de la France. On ignore encore les conditions définitives du contrat, mais la France a formulé une autre proposition : deux bâtiments construits en France, et les deux autres en Russie.

Ce contrat sera un événement notable sur le marché mondial de l’armement. Premièrement, en raison du prix des navires. Le coût de la construction des quatre bâtiments dépassera 1,5 milliards d’euros. Deuxièmement, parce que la Russie évitait jusqu’à récemment d’acheter à l’étranger du matériel militaire aussi important, en se limitant à l’acquisition d’équipements et de technologies.

Selon les experts, à l’origine de la décision du ministère de la Défense de faire appel aux fournisseurs étrangers: la situation déplorable de la recherche et de l’industrie dans le domaine des constructions navales qui, depuis l’échec des années 90 – début 2000, sont incapable d’élaborer et de construire des bâtiments en nombre suffisant. Cette situation peut et doit être corrigée, mais une telle  correction nécessite beaucoup de temps, tandis que le vieillissement du matériel naval de la marine oblige à se hâter.

La grande majorité des bâtiments en dotation seront désaffectés au cours des 10-15 prochaines années, tandis que le cycle intégral du début de la conception du navire et l’entrée en dotation du premier modèle prend plus de 10 ans.

Dans plusieurs cas, la Russie dispose déjà de nouveaux projets, selon lesquels les premiers modèles sont en cours de construction, et dont la production en série est prévue. Dans le cas présent, la Russie ne possède pas de projet convenant au lancement immédiat de la construction d’un bâtiment de cette classe. Le projet soviétique BIP 11780, qui n’a pas vu le jour,  a été élaboré il y a plus de 25 ans avec des technologies obsolètes, et nécessite d’être remodelé. Si cette décision était prise aujourd’hui, la marine recevrait le premier bâtiment du nouveau projet en 2020 dans le meilleur des cas, tandis que le bâtiment français pourrait entrer en dotation dès 2014, si le contrat était signé avant la fin de l’année, et 1 ou 2 bâtiments de construction russe seraient déjà en service pour 2020.

Qui recevra le Mistral?

De toute évidence, les premiers bâtiments de cette classe seront intégrés à la Flotte du Pacifique. Les représentants du ministère de la Défense ont déjà annoncé de tels plans. De plus, selon des sources sérieuses, en Extrême-Orient la préparation de l’infrastructure de la future base de ces bâtiments est en cours.

Le déploiement de tels bâtiments dans l’océan Pacifique est tout à fait justifié. L’Asie-Pacifique attire chaque année de plus en plus l’attention des puissances mondiales. Les intérêts d’acteurs importants tels que la Russie, les Etats-Unis, la Chine, le Japon et l’Inde s’y croisent, on y trouve les économies mondiales en développement rapide et la moitié de la planète y est concentrée.

Il est clair que l’importance des théâtres d’opérations maritimes, notamment en Afrique et en Asie Sud-Est, ne fera que croître : avec l’expansion des transports maritimes, de l’exploitation des ressources du plateau continental et de la pêche. Comme en Extrême-Orient, où hormis le potentiel économique des eaux régionales et du plateau continental, beaucoup de choses sont déterminées par les contradictions entre les pays de la région, l’importance des régions océaniques attenantes à la Russie augmentera, notamment dans la péninsule de Corée et dans la région des îles Kouriles.

Près des Kouriles, le Mistral, et les bâtiments semblables, pourront remplir les missions de poste de commandement mobile, en appuyant efficacement les troupes déployées sur ces îles lointaines. L’équipement du Mistral assure une gestion efficace des troupes interarmes, y compris les unités de l’armée de terre.

De plus, le Mistral et ses  » camarades »  de classe pourront être utilisés pour accomplir diverses missions : de la lutte contre la piraterie aux opérations de sauvetage. Une unité de navires commandée par le BIP est capable d’agir de manière autonome dans un conflit local de faible intensité, en débarquant les troupes et en les appuyant depuis la mer et les airs.

D’une pierre deux coups grâce au Mistral

La valeur principale du Mistral réside moins dans le bâtiment en soi que dans l’obtention des technologies de construction et de modernisation des constructions navales russes grâce à l’introduction d’un nouveau processus technologique, des équipements, etc. A cet égard, les chapitres du contrat qui devraient prévoir la construction des bâtiments avec l’assistance technique de la France en Russie revêtent une importance particulière : comment cette assistance sera organisée, combien d’ingénieurs et d’ouvriers seront formés à l’étranger, à quel point les entreprises impliquées dans la construction du Mistral russe seront perfectionnées.

Selon les informations disponibles, la construction des bâtiments sous brevet français sera mise en place à l’usine de la Baltique, à Saint-Pétersbourg. Le chantier de constructions navales de Severodvinsk est surchargé, et il n’existe pas d’autres usines capables de construire des bâtiments de cette taille et avec un tel déplacement d’eau en Russie.

De toute évidence, l’achat du Mistral met un terme aux questions sur le sort de l’usine de la Baltique. Il est clair que la construction en série des BIP exclut la délocalisation prévue de l’usine de la Baltique de l’île Vassilievsky sur l’autre rive de la Neva, du moins pour les dix prochaines années. Il est tout à fait probable qu’après une modernisation adéquate, ce problème sera définitivement réglé.

Par Ilia Kramnik, RIA Novosti 17:56 15/12/2010 – Voir l’original.

Mistral de nuit

Mistral de nuit

La France livrera quatre navires Mistral à la Russie

Les autorités russes ont retenu le consortium formé par les industriels français DCNS et STX et les chantiers navals russes OSK au terme d’un appel d’offres sur la construction  de quatre bâtiments de projection et de commandement de classe Mistral, a annoncé vendredi l’Elysée par voie de communiqué.

« L’offre du consortium prévoit dans un premier temps la construction en commun de 2 navires de ce type, qui devrait être prolongée par la fabrication de deux unités supplémentaires », stipule le communiqué.

PARIS, 24 décembre – RIA Novosti

Mistral: la Russie assurera 20% de la construction du premier navire

La Russie assurera 20% des travaux de construction du premier bâtiment de projection et de commandement (BPC) de classe Mistral sur les chantiers STX de Saint-Nazaire (France), a indiqué le porte-parole des chantiers navals russes OSK, Igor Riabov.

« Dès le premier navire, les spécialistes russes participeront aux travaux de construction, qui commenceront en 2011. Le montant des travaux pour la partie russe s’élèvera à 20%. Par la suite, la part des travaux réalisés par la Russie augmentera », a-t-il fait savoir.

Les autorités russes ont retenu vendredi le consortium formé par les industriels français DCNS et STX et les chantiers navals russes OSK au terme d’un appel d’offres sur la construction  de quatre bâtiments de projection et de commandement de classe Mistral.

L’offre prévoit dans un premier temps la construction en commun de deux navires de ce type, qui devrait ensuite donner lieu à la fabrication de deux unités supplémentaires.

MOSCOU, 24 décembre – RIA Novosti

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La France décroche le contrat russe pour la vente de Mistral

Le Mistral

Le Mistral

Les autorités russes ont retenu l’offre présentée par le consortium mené par les chantiers navals français DCNS et STX pour la construction de deux navires de guerre de type Mistral.

Après de nombreux rebondissements, la Russie choisit la France pour la fourniture de ses navires de guerre. Un communiqué commun des présidences françaises et russes, publié ce vendredi, annonce «qu’au terme de l’appel d’offre international lancé le 5 octobre dernier pour la fourniture à la Marine russe de deux bâtiments de projection et de commandement, les autorités russes ont retenu l’offre présentée par le consortium formé par les industriels français DCNS et STX et les chantiers navals russes OSK».

L’offre en question prévoit, «dans un premier temps» la construction en commun de ces deux navires de guerre de type Mistral. L’accord bilatéral devrait ensuite être prolongé «par la fabrication de deux unités supplémentaires», précise le communiqué.

D’après l’Elysée, «la construction des BPC pour la Russie représentera pour les industriels français DCNS et STX l’équivalent de 5 millions d’heures de travail ou 1.000 personnes pendant quatre ans, en majorité à Saint-Nazaire».

«Une coopération sans précédent»

Après avoir longtemps soufflé le chaud et le froid sur ce dossier, la Russie accepte donc l’offre française. La situation étaient pourtant tendue entre les deux pays depuis que le gouvernement russe a décidé de lancer un appel d’offre international. Paris, qui était en négociations exclusives, s’en était offusqué.

Mais le déplacement de François Fillon en Russie au début du mois a permis aux négociations d’avancer. «Le Président Medvedev et le Président Sarkozy se félicitent de la concrétisation de cette coopération sans précédent, qui bénéficiera à l’industrie et à l’emploi dans nos deux pays, et qui illustre la volonté et la capacité de la France et de la Russie de développer des partenariats d’envergure dans tous les domaines, y compris celui de la défense et de la sécurité», conclut aujourd’hui l’Elysée.

Cette vente risque de faire grincer des dents certains pays de l’Est mais aussi les autorités américaines. Dans un télégramme diplomatique diffusé par WikiLeaks, les États-Unis auraient déjà évoqué une vente «inappropriée».

Par Hayat Gazzane le 2 décembre 2010  – Extrait de l’article du Figaro.


Construction de bâtiments de projection et de commandement : communiqué conjoint de la Présidence de la Fédération de Russie et de la Présidence de la République française

Le Président de la Fédération de Russie Dmitri Medvedev a informé aujourd’hui le Président de la République française Nicolas Sarkozy qu’au terme de l’appel d’offre international lancé le 5 octobre dernier pour la fourniture à la Marine russe de 2 bâtiments de projection et de commandement (BPC), les autorités russes ont retenu l’offre présentée par le consortium formé par les industriels français DCNS et STX et les chantiers navals russes OSK.

L’offre du consortium prévoit dans un premier temps la construction en commun de 2 navires de ce type, qui devrait être prolongée par la fabrication de deux unités supplémentaires.

Le Président Medvedev et le Président Sarkozy se félicitent de la concrétisation de cette coopération sans précédent, qui bénéficiera à l’industrie et à l’emploi dans nos deux pays, et qui illustre la volonté et la capacité de la France et de la Russie de développer des partenariats d’envergure dans tous les domaines, y compris celui de la défense et de la sécurité.

A la Présidence de la République, on ajoute que la construction des BPC pour la Russie représentera pour les industriels français DCNS et STX l’équivalent de 5 millions d’heures de travail ou 1 000 personnes pendant quatre ans, en majorité à Saint-Nazaire.

Reproduit depuis le site de la Présidence de la République

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La Russie choisit le Mistral pour sa marine

Le Kremlin devrait annoncer vendredi ou samedi sa décision d’acheter les porte-hélicoptères fabriqués par DCNS.

BPC Mistral

BPC Mistral

Le Kremlin prépare un joli cadeau de Noël au chef de l’État français, Nicolas Sarkozy, qui a enfin une bonne nouvelle à revendiquer dans le domaine du grand export dans l’armement, après la douche froide brésilienne (Rafale). Selon des sources concordantes à Moscou et à Paris, les Russes vont annoncer le 24 ou le 25 décembre le choix de DCNS comme vainqueur de l’appel d’offres portant sur la vente de quatre porte-hélicoptères de type Mistral, pour un montant évalué à environ 2 milliards d’euros. Pour autant, les négociations, qui sont « globalement bien avancées, ne sont pas terminées », précise-t-on à Paris.
Une annonce avant janvier

« La délégation de DCNS a quitté Moscou aujourd’hui sans faire d’annonce, mais il s’agit juste d’une question de calendrier », explique une source proche des négociations à « La Tribune ». Une autre source venant de l’ambassade de France à Moscou confirme qu’une annonce sera faite avant la fin de l’année. L’opération porterait, assure-t-on à Paris, sur la vente de deux Mistral fabriqués dans les chantiers navals de Saint-Nazaire par STX, tandis que deux autres seraient assemblés en majeure partie dans un chantier de Saint-Pétersbourg.

Fillon a été convaincant

La visite, le 9 décembre dernier à Moscou, du Premier ministre François Fillon a été déterminante. Il a accepté les exigences de son homologue russe Vladimir Poutine, qui avait précisé que la Russie se déterminerait « en fonction des prix et des transferts des technologies « . Reste que ce premier achat majeur d’armement à l’étranger divise profondément à Moscou. L’État-major des armées, le ministre de la Défense, Anatoli Serdioukov, et le très influent vice-Premier ministre, Igor Setchine, sont favorables à l’achat de Mistral. Toutefois, explique le directeur du Centre d’analyse stratégique et technologique Rouslan Poukhov, « le complexe militaro industriel est, bien sûr, contre. Mais on compte aussi des anti-Mistral parmi les experts, dont une partie estime que la flotte russe n’est pas capable d’opérer un tel navire, tandis que d’autres pensent que la Russie n’a pas besoin de bâtiment de projection ».

Le parlement russe a lui tranché mercredi : « Si notre complexe militaro-industriel n’est pas capable de produire les armements dont nous avons besoin, nous devons les acheter à l’étranger, estimait le directeur adjoint de la commission pour la défense au parlement russe, Igor Barinov. Le fait que notre industrie ait jusqu’ici eu l’exclusivité des commandes de l’armée n’a fait qu’accélérer son déclin. En outre, le coût des armes russes est parfois bien supérieur aux équivalents étrangers même si leur qualité est très inférieure. » Si les partisans du Mistral ont finalement gagné à Moscou, ils ont aussi utilisé leurs opposants pour obtenir des concessions de Paris et fait traîner les négociations pendant près de deux ans.

Source : La Tribune.fr – 23/12/2010 | 08:40 – 442 mots

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BPC Mistral. Un cadeau de Noël venu de Moscou

Un cadeau de Noël venu de Moscou

Un cadeau de Noël venu de Moscou

Selon la Tribune, les autorités russes s’apprêtent à annoncer officiellement, aujourd’hui ou demain, la commande de quatre porte-hélicoptères de type Mistral. Cette décision signifierait la victoire du Français DCNS, après deux années d’après négociations, dans le cadre de l’appel d’offres pour la fourniture de quatre bâtiments de projection et de commandement (BPC). Le contrat est évalué à deux milliards de dollars, et la charge industrielle serait répartie entre la Russie et la France. Transfert de technologie oblige, deux navires devraient être construits à Saint-Nazaire (44), dans les chantiers de STX, les deux autres à Saint-Pétersbourg.

Victoire à l’export

Pour Nicolas Sarkozy, ce serait la première grande réussite en matière de grand export dans l’armement et un beau cadeau de Noël pour l’ensemble de la construction navale française, écrit le quotidien économique, qui rappelle toutefois que les Russes avaient déjà reculé leur calendrier après une annonce prématurée de Nicolas Sarkozy.

Le Télégramme – 24 décembre 2010

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Hermès Gowind sera L’Adroit

Futur OPV L'Adroit

Futur OPV L'Adroit (ex Hermes)

L’amiral Forissier, chef d’Etat-Major de la Marine,  également présent à Lorient, a réaffirmé son souhait de voir le programme des onze frégates commandées par l’Etat à DCNS, aller à son terme. Il a profité de cette occasion pour dévoiler le nom du patrouilleur Gowind, construit à Lorient sur fonds propre de DCNS et qui sera prêté ensuite à la marine nationale pendant trois ans. Il s’appellera L’Adroit, nom qui fut donné à d’illustres bateaux militaires français, dont un torpilleur qui s’illustra pendant la seconde guerre mondiale.

Torpilleur L'Adroit

Torpilleur L'Adroit

Extrait de « À Lorient, DCNS veut construire une frégate tous les 7 mois »  Ouest-France mercredi 15 décembre 2010


Connu jusqu’ici sous le nom de projet Hermès, le premier patrouilleur hauturier du type Gowind, actuellement en assemblage sur le site DCNS de Lorient, servira au sein de la flotte française sous le nom de L’Adroit. C’est ce qu’a annoncé hier l’amiral Pierre-François Forissier, chef d’état-major de la marine. Livrable fin 2011, le bâtiment, construit sur fonds propres par DCNS, sera mis durant trois ans à la disposition de la Marine nationale, qui fournira l’équipage et utilisera la plateforme pour remplir les missions opérationnelles qui lui sont dévolues. L’industriel bénéficiera, quant à lui, du retour d’expérience de L’Adroit, ainsi que d’une plateforme éprouvée à la mer, plus facile à vendre à des clients export.

Près de 1500 tonnes à pleine charge

Constituant l’entrée de gamme de la famille Gowind, L’Adroit mesurera 87 mètres de long et affichera un déplacement à pleine charge de près de 1 500 tonnes. A titre de comparaison, ce bâtiment sera donc plus gros que les avisos du type A69, longs de 80,5 mètres pour un déplacement de 1 410 tonnes en charge.
Doté d’un canon de 20 mm, de mitrailleuses de 12,7 mm et de canons à eau, L’Adroit disposera d’un système de lutte Polaris, d’un radar de veille Scanter et de lance-leurres. Capable d’atteindre 21 nœuds et présentant une autonomie de 8 000 nautiques à vitesse économique, il pourra rester trois semaines en haute mer et sera armé par une trentaine de marins (avec une capacité supplémentaire de 30 passagers). Le bâtiment disposera d’une plateforme et d’un abri pour hélicoptère ou drone, ainsi que d’un système de mise à l’eau de deux embarcations rapides par le tableau arrière.

OPV L'Adroit

OPV L'Adroit

Un nom, une histoire

Pour son premier OPV (Offshore Patrol Vessel), la Marine nationale a donc retenu un nom chargé d’histoire. C’est notamment celui qui fut porté par l’un des fameux torpilleurs de 1 500 tonnes construits durant l’entre-deux guerres. Longs de 107 mètres, les « trois tuyaux », comme on les appelait, étaient particulièrement puissants pour des navires de cette catégorie. Capables de monter à 34 nœuds, ils embarquaient quatre canons de 130 mm, deux canons de 37 mm et 6 tubes lances torpilles de 550 mm. Après la série des 12 Bourrasque, la marine réceptionna une version dérivée forte de 14 unités. Premier de cette série et admis au service actif en 1929, L’Adroit, comme ses frères, s’illustra au combat durant la seconde guerre mondiale. Le bâtiment participa notamment à l’évacuation des troupes françaises et britanniques à Dunkerque, opération durant laquelle il fut détruit lors d’une attaque aérienne par une bombe allemande. Son nom fut, ensuite, repris pour baptiser l’un des escorteurs côtiers de 53 mètres et 400 tonnes mis en service en 1957 et désarmé en 1979.

Extrait de « Le premier patrouilleur du type Gowind sera baptisé L’Adroit »  Mer&Marine jeudi 15 décembre 2010

Une grue d'une capacité de 700 tonnes a été nécessaire pour soulever le méga bloc avant construit pour DCNS par les chantiers Piriou.       Une grue d'une capacité de 700 tonnes a été nécessaire pour soulever le méga bloc avant construit pour DCNS par les chantiers Piriou.     *       Les opérations de manutention se sont déroulées de 10 h à 14 h sur les quais du Moros.       Les opérations de manutention se sont déroulées de 10 h à 14 h sur les quais du Moros.     *       La pièce a été soulevée de son chariot, puis la barge a été tractée sous elle.       La pièce a été soulevée de son chariot, puis la barge a été tractée sous elle

Les chantiers concarnois ont mis sur barge hier midi le premier tronçon de bateau militaire construit à Concarneau. Retour en image sur une opération spectaculaire.L’opération aura nécessité pas moins de trois heures et demi d’efforts aux abords de l’élévateur du Moros. La mise sur barge de l’élément construit par Piriou pour DCNS à Lorient n’était pas une mince affaire. Pour soulever les 120 tonnes de l’élément construit à Concarneau, une grue de 700 tonnes de capacité avait été appelée. Il s’agit là d’un des rares engins de levage de ce type disponible en France.Il s’est acquitté de sa tâche sans encombre. Après la fermeture des voies routières toute la matinée, la pointe avant a été tractée jusqu’à proximité de l’élévateur. La barge Le Ter l’y attendait depuis le début de matinée. En moins d’une heure, la grue a soulevé le méga bloc et l’a posé en douceur sur la barge. Il était 14 h. L’ensemble a été mis à l’eau en cours d’après midi.

Cette première construction d’élément militaire chez Piriou fait suite à la décision, par DCNS, de construire sur ses fonds propres un navire « témoin », susceptible de séduire les marines étrangères. Le bateau mesurera 90 m de long et pourra être conduit par un équipage réduit de 60 personnes.

Hermès sera truffé des dernières innovations technologiques, tout en étant solidement armé. Il a été conçu par une équipe d’ingénieurs lorientais afin d’être un outil rapide et efficace contre la piraterie, mais aussi pour la surveillance des zones de pêche et des eaux territoriales.

Extrait de Ouest-France du 1er décembre


La coque de l'OPV est réalisée à 35% (crédits : Jean-Marc Tanguy).

La coque de l'OPV est réalisée à 35% (crédist : Jean-Marc Tanguy).

C’est une évidence, pas un bateau aujourd’hui ne peut être 100% français. Et, pour convaincre ses clients potentiels sans négliger aucun facteur, DCNS n’a pas hésité à ouvrir ses portes à des équipementiers étrangers, pour composer son équipe OPV dans la gamme Gowind, dont le Hermès est, pour l’instant, la tête de série.
Cet engin attendu sur l’eau à l’été 2011 a été présenté hier à des représentants de la presse internationale, à Lorient. 35% de sa coque est déjà achevée dans sous un hangar niché près du Scorff.
Les moteurs, qui seront intégrés d’ici la fin de l’année sont belges, leurs démarreurs viennent d’Inde, le radar est danois (Terma). Figurent aussi dans la liste une industriel polonais et un américain.
DCNS a peut-être grossi le trait international de son OPV, mais le résultat est là, en bordure de Scorff. Selon nos informations, ces équipementiers partagent les risques du programme dont DCNS se refuse à chiffrer l’investissement. Concrètement, ils apporteraient gratuitement leurs composants, avec la perspective d’être retenus pour la série. Si série il y a.
Car DCNS arrive tardivement sur ce marché. Un OPV destiné à la marine marocaine flotte déjà sur le Scorff, ironie de l’histoire, à quelques mètres seulement du site DCNS : c’est STX qui l’a fabriqué, à Lanester, à quelques kilomètres de Lorient.

Extrait de « Hermes International » sur le blog Le Mamouth

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